Vous êtes auteur, pas influenceur. Et c'est très bien comme ça.
Vous êtes auteur, pas influenceur.
Et c'est très bien comme ça.
On vous l’a sans doute déjà répété mille fois :
« Pour vendre un livre, il faut être très actif sur les réseaux sociaux. »
« Il faut une énorme communauté. »
« Il faut se montrer tout le temps. »
Spoiler : c’est faux.
Cette croyance pousse aujourd’hui de nombreux auteurs à s’épuiser, à se comparer, et parfois même à remettre en question leur légitimité… alors qu’ils passent à côté de l’essentiel.
Ce qui fait vraiment vendre un livre (avant les réseaux)
Avant même de parler de visibilité, il y a des fondamentaux incontournables :
- Un livre bien écrit, relu et corrigé par un professionnel
- Un packaging solide : une couverture attractive et un résumé qui donne envie
- Une présence authentique, même discrète, sur les bons canaux
Les réseaux sociaux ne compensent pas un livre mal préparé. Ils ne font qu’amplifier ce qui existe déjà.
Les réseaux sociaux ne sont pas une boutique
Contrairement à ce que l’on imagine souvent, les réseaux sociaux ne servent pas à vendre directement.
Sur 1 000 abonnés :
- seuls 2 à 5 % seront réellement intéressés par votre livre,
- et 1 à 3 % passeront à l’achat.
Les réseaux ne sont donc pas une vitrine commerciale, mais un outil de visibilité, de lien et d’opportunités.
Ils permettent de créer une relation, d’installer une présence, pas de forcer la vente.
Et bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire d’être expert ou parfait pour commencer.
Pourquoi les réseaux sont si difficiles pour les auteurs
Si vous trouvez les réseaux sociaux compliqués, voire décourageants… c’est normal.
La majorité des auteurs traverse cinq grandes phases avant de se sentir à l’aise.
Et non, le succès ne se mesure pas au nombre de followers.
1. L’exploration
Vous observez.
Vous regardez ce que font les auteurs, les lecteurs, les éditeurs.
Vous apprenez à naviguer, à comprendre les codes, sans encore oser vous lancer.
2. La découverte
Vous commencez à publier.
Il y a peu d’abonnés, peu d’interactions.
Rien d’anormal : c’est le tout début.
Un peu comme la première fois que vous vous êtes retrouvé·e seul·e au volant.
3. La stagnation
Vous comprenez mieux les règles du jeu, mais la progression est lente. Vous doutez, vous hésitez sur les sujets à aborder. C’est souvent la phase la plus frustrante… et celle où beaucoup abandonnent.
4. La croissance
Vous définissez vos piliers de communication. Votre identité visuelle devient plus cohérente. Vous trouvez un rythme et vous gagnez en confiance.
5. L’accélération
Vous suivez vos indicateurs, vous testez, vous ajustez. Votre communication devient fluide, naturelle, alignée. Vous prenez enfin du plaisir à être présent·e en ligne.
Et vous, dans quelle phase êtes-vous ?
Vous n’avez pas à être parfait·e. Vous n’avez pas à jouer un rôle ni à devenir quelqu’un d’autre.
Ce qui compte, c’est de vous lancer, d’explorer, et de construire une visibilité qui vous ressemble, à votre rythme.
À bientôt,
Estelle
Autrice et consultante en marketing de livre
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